
Le balado Driving the Hill se penche sur la stratégie automobile et les tensions commerciales
Le 15 juin 2026
Alors que le secteur automobile du Canada continue d’endurer des perturbations commerciales, la fluctuation des politiques en matière de véhicules électriques et des pénuries de main-d’œuvre, la députée libérale Dominique O’Rourke a affirmé qu’une industrie automobile nationale robuste demeure une priorité du gouvernement fédéral.
Mme O’Rourke, députée de Guelph et présidente du caucus libéral sur l’automobile, s’est jointe à Huw Williams, directeur des affaires publiques de la CADA, lors du dernier épisode du balado CADA Driving the Hill pour discuter des politiques fédérales en matière d’automobile et des défis que doivent relever les constructeurs, les fournisseurs et les concessionnaires.
Une grande partie de la conversation a porté sur les relations commerciales avec les États-Unis et les répercussions des tarifs douaniers sur le secteur de l’automobile canadien. «Nous avons un accord de libre-échange avec les États-Unis», a dit Mme O’Rourke. «Ils ont violé cet accord lorsqu’ils ont imposé de nouveaux tarifs.»
Elle a mentionné que le fédéral avait instauré des mesures d’aide au cours de la dernière année, dont les programmes de réponse tarifaire et la stratégie en matière d’automobile récemment annoncée par le gouvernement, qui, a-t-elle dit, vise à protéger les emplois actuels et à mettre le secteur dans une position favorable à sa croissance future.
«Le but premier de la stratégie automobile est de protéger ces aspects et aussi de nous tourner vers l’avenir», a dit Mme O’Rourke. «Nous avons les meilleurs travailleurs de l’automobile au monde.»
M. Williams et Mme O’Rourke ont discuté des efforts de défense des intérêts des concessionnaires déployés par la CADA à Washington; et mentionné que les concessionnaires et les consommateurs canadiens sont parmi les plus grands acheteurs de véhicules construits aux États-Unis et que les deux pays sont avantagés par un marché automobile nord-américain intégré. M. Williams a ajouté que les consommateurs canadiens achètent plus de véhicules produits aux États-Unis que ceux du Mexique, de la Chine et de l’Allemagne combinés, ce qui prouve l’importance de préserver la compétitivité et l’intégration du marché automobile de l’Amérique du Nord.
Mme O’Rourke a acquiescé et a souligné le besoin de stabilité et de prévisibilité. «Tout le monde à qui j’ai parlé — et j’ai participé à beaucoup de tables rondes sur l’automobile et de tables rondes sur l’ACEUM — veut de la certitude et de la stabilité», a-t-elle dit. «Nous voulons revenir à un point où les règles ont du sens et sont observées.»
La discussion a en outre porté sur les politiques canadiennes en matière de véhicules électriques (VE). M. Williams a rappelé les préoccupations de longue date de la CADA relativement au mandat de ventes de VE du fédéral et salué la décision du gouvernement de suspendre et de réexaminer cette politique.
Selon Mme O’Rourke, la rétroaction de l’industrie a joué un rôle dans l’approche du gouvernement. «Il était évident qu’avec les États-Unis qui faisaient marche arrière dans le dossier des VE, avec ce chambardement, la situation deviendrait très difficile pour les constructeurs. Nous imposions aux concessionnaires une cible sur laquelle ils n’avaient aucun contrôle. Ils n’ont aucun contrôle sur ce que les consommateurs choisissent d’acheter», a-t-elle dit.
Elle a ajouté que l’aide du gouvernement pour faire adopter les VE demeure présente sous forme de mesures d’incitation à l’achat et d’investissements dans l’infrastructure de recharge. «Nous pouvons appuyer notre secteur manufacturier, appuyer l’innovation et appuyer l’emploi; et en même temps faire avancer une transition qui sera bonne pour l’environnement», a dit Mme O’Rourke.
La pénurie croissante de techniciens automobiles est un autre des problèmes qui ont été soulevés durant le balado. M. Williams a affirmé qu’il manque des milliers de techniciens en Ontario seulement et a pressé le gouvernement de continuer de faciliter le développement des métiers spécialisés et les voies d’immigration.
Mme O’Rourke a admis le problème et indiqué que les travailleurs étrangers temporaires continuent de jouer un rôle important dans la dotation en personnel. «L’industrie nous dit que nous avons réellement besoin de ces travailleurs», a-t-elle dit. «Nous avons besoin de plus de gens qui apprennent le métier de technicien et, entre-temps, nous devons trouver une façon de remédier à ce manque.»
Elle a également indiqué que le caucus libéral sur l’automobile continue de faire part des inquiétudes de l’industrie directement aux ministres et autres fonctionnaires. «Nous nous sommes battus pour l’industrie dans le dossier du mandat de ventes de VE, a dit Mme O’Rourke. Nous nous sommes absolument battus pour obtenir du soutien pour l’industrie. Nous nous battons constamment pour des allègements tarifaires pour le secteur des pièces.»
Tout au long de la discussion, M. Williams et Mme O’Rourke ont insisté sur l’importance de maintenir un écosystème automobile robuste au Canada — de la fabrication et la production de pièces aux concessions et aux activités de service après-vente.
«Une économie canadienne florissante, notre souveraineté et notre économie sont mes priorités», a dit Mme O’Rourke. «Les gens n’achèteront pas de véhicules s’ils perdent leur emploi.»
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